En bref : Certification WELL : découvrez les 10 concepts du référentiel et comment le suivi des données permet de mieux piloter la performance réelle du bâtiment.
Un bâtiment peut avoir été pensé dans les moindres détails pour favoriser la santé et le bien-être de ses occupants mais ne pas afficher les performances attendues une fois en fonctionnement. C’est tout l’enjeu de la certification WELL : le référentiel ne s’arrête pas aux plans et aux équipements prévus. Il s’intéresse aussi à ce qu’il se passe réellement dans le bâtiment, une fois celui-ci occupé.
WELL en bref
Lancé en octobre 2014 par l’International WELL Building Institute (IWBI), le standard WELL Building est organisé autour de dix concepts : Air, Eau, Nourriture, Lumière, Mouvement, Confort thermique, Son, Matériaux, Esprit et Communauté. Chacun rassemble des prérequis, obligatoires, permettant d’obtenir des points, à hauteur de 12 points maximum par concept. Jusqu’à 10 points supplémentaires peuvent être obtenus au titre de l’innovation. Les niveaux de certification vont de bronze à platinum, avec respectivement 40, 50, 60 et 80 points minimum. Le nombre total de projets engagés ou certifiés selon le standard WELL s’élève à environ 74 000, selon une publication de l’IWBI datant d’octobre 2024.
Les dix concepts WELL
Air. Qualité de l’air intérieur, ventilation et réduction de l’exposition aux polluants sont au cœur de ce concept.
Eau. Il vise notamment la qualité de l’eau distribuée et la maîtrise des risques associés à sa gestion.
Nourriture. WELL encourage un environnement alimentaire favorisant une alimentation saine et des choix éclairés.
Lumière. L’objectif est de favoriser une exposition lumineuse adaptée, en tenant compte notamment des besoins visuels et des rythmes biologiques.
Mouvement. Le concept cherche à intégrer l’activité physique dans les usages quotidiens du bâtiment.
Confort thermique. Température, humidité, vitesse de l’air ou température radiante participent à l’évaluation du confort des occupants.
Son. Le référentiel s’intéresse notamment aux nuisances sonores, à la réverbération et à la qualité acoustique des espaces.
Matériaux. Il porte sur le choix de matériaux et la limitation de certaines substances susceptibles d’affecter la santé.
Esprit. Ce concept rassemble les mesures destinées à favoriser la santé mentale, la récupération et le bien-être psychologique.
Communauté. Il aborde notamment les politiques, l’inclusion, l’équité, l’engagement et les conditions favorisant le lien social.
Le point que l’on explique moins : WELL se vérifie dans le bâtiment réel
La certification ne repose pas uniquement sur l’examen des plans et des documents transmis par l’entreprise. Une étape de vérification est réalisée directement dans le bâtiment par un agent WELL, rattaché à un organisme agréé. Il réalise des tests, des contrôles ponctuels et des mesures, notamment sur l’air, l’eau, la lumière ou le son. L’objectif est de mesurer et auditer la conformité réelle du bâtiment par rapport aux critères de santé et de bien-être. Certains échantillons peuvent être envoyés en laboratoire pour l’analyse du radon, des formaldéhydes, des COV ou des contaminants de l’eau. C’est là que la donnée d’exploitation prend tout son intérêt. Un historique de données permet de comprendre les variations, de repérer une dérive et d’identifier une anomalie avant qu’elle ne devienne problématique.
Air, confort thermique, eau : quand le monitoring devient particulièrement utile

Tous les concepts WELL ne reposent pas sur des données mesurables. Mais pour les paramètres susceptibles de varier au fil du temps, leur suivi permet de mieux comprendre les performances réelles du bâtiment et d’identifier plus rapidement les éventuelles dérives. La qualité de l’air est l’un des domaines où la mesure prend tout son sens. Lorsque l’aération est assurée par une ventilation mécanique, l’article R4222-6 du Code du travail, issu du décret n° 2008-244 du 7 mars 2008, prévoit notamment un débit minimal d’air neuf de 25 m³/h par occupant dans les bureaux et de 30 m³/h dans les locaux de restauration ou de réunion. La démarche WELL s’inscrit dans une logique plus large de santé et de bien-être dans le bâtiment, en s’intéressant aussi aux conditions réelles d’occupation et de fonctionnement. L’intérêt du monitoring avec des capteurs qui mesurent la température, l’humidité et le taux de CO2 est de ne pas attendre le jour d’un contrôle pour découvrir un dysfonctionnement. En suivant les données dans le temps, les équipes peuvent repérer une dérive, en rechercher la cause et vérifier ensuite que l’action corrective a produit l’effet attendu. C’est précisément ce qui s’est produit chez OVHcloud.
« Grâce aux graphiques générés par MerciYanis, j’ai pu constater que le week-end, sans présence humaine et avec le matériel informatique éteint, la température restait pourtant trop élevée. Grâce à ça, les techniciens ont identifié une anomalie dans le programme de gestion de la température, qui provoquait un chauffage en continu »
Témoigne Julien Grzegorczyk, facility manager et responsable technique.
Le suivi opérationnel peut aussi contribuer à prévenir des incidents qui ne relèvent pas directement de la certification. Aux Galeries Lafayette, des capteurs ont ainsi permis d’identifier des fuites ou des situations anormales avant qu’elles ne provoquent des dégâts plus importants.
« Grâce aux capteurs de fuite et montée en charge de MerciYanis, nous avons évité de gros dégâts. Nos équipes reçoivent une alerte SMS en temps réel et nous pouvons réagir tout de suite. Nous avons ainsi repéré des risques récurrents ou structurels et pu corriger les installations »
Souligne Sébastien Pessey, responsable adjoint des moyens généraux.
Tout ne se règle pas avec des capteurs
La donnée ne peut toutefois pas tout résoudre. Si la mesure est particulièrement pertinente pour suivre la qualité de l’air ou le confort thermique, d’autres dimensions relèvent avant tout des choix opérés par l’entreprise. Nourriture, matériaux ou communauté dépendent ainsi davantage de l’offre proposée, des produits sélectionnés et des politiques mises en place. L’intérêt du monitoring est donc de cibler les domaines dans lesquels la performance du bâtiment peut réellement varier dans le temps.
Viser WELL dans les 12 prochains mois : par où commencer ?

La première étape consiste à réaliser un état des lieux des performances existantes et à identifier les préconditions applicables au projet. Vient ensuite la priorisation : quels paramètres sont déjà maîtrisés ? Lesquels présentent un risque ? Où manque-t-il des données ? Et surtout, quelles mesures peuvent être mises en place suffisamment tôt pour observer le fonctionnement réel du bâtiment ? C’est dans cette logique que les outils de monitoring peuvent trouver leur place. La plateforme MerciYanis permet de centraliser les données issues de capteurs, de suivre les évolutions dans le temps et de recevoir des alertes lorsqu’une situation sort des seuils définis. L’objectif n’est pas que l’outil rende le bâtiment conforme à la certification WELL, mais de disposer d’une meilleure connaissance du bâtiment avant, pendant et après la vérification. Plus tôt les équipes disposent de données sur leur bâtiment, plus elles peuvent identifier les écarts, corriger les anomalies et arriver à la phase de Performance Verification avec une réalité d’exploitation déjà maîtrisée.
Pour en savoir plus sur la plateforme ticketing MerciYanis, consultez notre guide dédié aux DET
Pour résumer
La certification WELL ne se résume pas à la conception d’un bâtiment : elle s’intéresse aussi à ses performances réelles une fois en exploitation. Si tous les concepts ne se prêtent pas au monitoring, le suivi des données permet, pour l’air, le confort thermique ou certains paramètres liés à l’eau, de détecter les dérives et de mieux préparer la vérification. Anticiper les mesures et disposer d’un historique de données permet ainsi d’aborder la démarche WELL avec une vision plus concrète de la performance du bâtiment.
