Du solo business à l'alternance : l'histoire de Sam

Actuellement en alternance dans l'équipe commerciale de MerciYanis, je vous raconte mon quotidien et mon rôle au sein de l'entreprise. Je vous raconte aussi comment j'ai monté ma propre entreprise en 2020, comment ça s'est passé, ce que j'en ai appris et comment je me sers de toutes ces expériences pour me construire !

Publié le

10.4.2023

par

Sam Genevray

Moi, c’est Sam.

J’ai fait mon lycée à Tarbes, une ville des Hautes Pyrénées à une heure des premières stations de ski. Le bac en poche je souhaitais étudier le commerce et découvrir la vie étudiante en métropole. C’est donc naturellement que je me suis dirigé vers Toulouse pour intégrer en 2019 le bachelor de TBS.

Toulouse, c’est une ville à taille humaine. Ni trop grande pour s’y perdre, ni trop petite pour tourner en rond. Que ce soit pour étudier, sortir, travailler ou les 3 en même temps, c’est le top ! Et puis Toulouse c’est la bonne humeur, le soleil, et le charme de l’accent toulousain.

Et moi dans tout ça ? Je suis en alternance chez MerciYanis et étudiant à la Toulouse Business School (TBS). À côté du travail, j’aime le sport, passer du temps avec mes proches et voyager.

Le job d’un SDR chez MerciYanis 🦊

Mon quotidien

MerciYanis c’est une start-up située dans la Silicon Valley toulousaine : l’IoT Valley. Je suis dans l’équipe commerciale. Elle est composée d’un directeur commercial, de deux commerciaux, et de moi, le Sales Development Representative. Ma mission est d’apporter du business au reste de l’équipe commerciale. J’interviens donc dans la première phase du processus de vente.

Chez MerciYanis, je vais principalement m’occuper de la prospection. C’est la phase qui permet d’entrer en contact avec un potentiel client. Dans cette phase, il n’est pas encore question de vendre la solution mais bien de nous faire connaître auprès du prospect. Le but est de fixer un rendez-vous de démonstration du produit MerciYanis, qui se déroulera entre un commercial et le prospect.

Mes outils

Pour entrer en contact avec ces prospects, je vais utiliser un premier outil : j’ai nommé Sales Navigator.

Sales Navigator (ou Sales Nav pour les connaisseurs) c’est un outil proposé par LinkedIn et utilisé par énormément de commerciaux. Cet outil me permet de faire des listes de personnes grâce à différents critères de recherche. Je peux faire des listes selon le nombre d’employés dans l’entreprise, le poste de la personne, le secteur d’activité, etc.

Après avoir fait ces listes de personnes à contacter, je vais rédiger un ensemble de textes qui leur sont destinés.

Et c’est ici qu’intervient le second outil : j’ai nommé LGM (LaGrowthMachine).

C’est ici que je vais rédiger les messages à envoyer aux personnes des listes Sales Nav. Je vais rédiger des mails, et des messages LinkedIn qui seront envoyés selon un ordre prédéfini. On appelle ça une séquence.

Enfin et surtout, j’utilise Pipedrive. C’est notre outil de Customer Relationship Management (CRM) chez MerciYanis.

Pipedrive est aux commerciaux ce que la boîte à outils est aux bricoleurs : un indispensable.

Pipedrive permet de recenser toutes les informations de chaque personne que nous contactons. Dans la fiche Pipedrive d’un contact, on retrouve son nom, son entreprise, son poste, les mails et messages LinkedIn échangés, les actions à faire avec ce contact, si une affaire est en cours etc. Ces informations sont nécessaires pour adapter le discours selon le profil et l’historique du contact.

L’enjeu du SDR

Les taches d’un SDR peuvent s’avérer redondantes. Il faut donc varier les missions pour éviter de ne pas tomber dans de la robotisation. Par exemple, je vais avoir des missions d’appels de prospection, d’envois de devis, de chiffrage de projets ou encore de création de documentations ! Autant de tâches qui me permettent d’avoir des journées différentes et qui m’apprennent les autres rouages d’une équipe commerciale performante et organisée.

💡 D’ailleurs, ma responsable Océane a écrit un article sur l’organisation de notre équipe si ça vous intéresse !

L’alternance ça sert à quoi ? 👨🏫

Mon retour d’expérience

Actuellement en alternance, j’ai le double statut d’étudiant et de collaborateur.

L’alternance au service de la formation

L’alternance présente plusieurs avantages. Étant immergé en entreprise, je suis amené à faire des liens entre la théorie et la pratique. Ils me permettent d’être plus attentif en classe et facilitent l’apprentissage des cours.

D’autre part, il y a énormément de travaux de groupe au bachelor. Ils ont pour objectif de nous préparer à travailler en collaboration. Et pour comparer à mes années précédentes, c’est dans la classe d’alternants qu’il y a la meilleure cohésion. C’est selon moi le résultat de cette immersion en milieu professionnel !

Le rôle économique et social de l’alternance

L’alternance présente l’atout de la professionnalisation. Elle permet une insertion bien plus fluide que le système classique.

D’autre part, elle joue selon moi un rôle dans la réduction des disparités sociales. En effet, certains de mes camardes sont issus de filières publiques (université) et non privées (école de commerce). Grâce à l’opportunité financière qu’offre l’alternance, ils ont pu intégrer un établissement privé anciennement trop onéreux pour eux : les frais de scolarité et le salaire sont payés par l’entreprise et subventionnés par l’état, ce qui rend le programme financièrement plus accessible.

L’ambivalence de l’alternance

Cependant, l’alternance présente quelques défis. En tant qu’alternant, il peut être difficile de jongler entre le statut d’étudiant et celui de collaborateur. À TBS nous sommes en cours 1 semaine sur 4. Ainsi, il faut s’habituer à switcher et s’adapter rapidement à son milieu, pour éviter qu’il y ait une période de latence trop importante quand on passe des cours au travail et inversement.

🔍 Auto-entreprise vs Startup : quelles différences ?

La petite histoire

À la fin de ma première année de bachelor, j’ai dû effectuer un stage d’une période de 2 mois. C’est à cette occasion que je me suis rendu à Paris pour rejoindre les deux cofondateurs d’une agence digitale. Cette agence avait 2 activités :

  • Du conseil en publicité sur les réseaux sociaux
  • De la création de sites E-commerce.

C’est de celle-ci dont je m’occupais principalement. Je devais suivre les tendances du marché afin de déceler les produits du moment qui intéressaient les clients. Après avoir fait cette veille, je devais créer le site internet de A à Z avec lequel nous allions commercialiser le produit via des publicités sur les réseaux sociaux.

Comment m’est venue l’idée d’entreprendre ?

Après avoir terminé mon stage, une idée m’est venue. Celle de prendre une année de césure afin d’entreprendre dans le secteur du E-commerce et du conseil. En utilisant les compétences acquises durant mon stage, rien ne m’empêchait de continuer à mon compte… Et puis cette année de césure était aussi l’occasion d’apprendre l’anglais dans une famille d’accueil.

Alors il ne m’a pas fallu longtemps pour décider que j’allais consacrer l’année 2020-2021 à la découverte de l’entrepreneuriat et à l’apprentissage de l’anglais en Irlande.

J’ai décidé d’avoir moi aussi 2 activités :

  • Celle de consultant en publicité Facebook/Instagram : je trouvais mes clients principalement via Malt, une plateforme de mise en relation avec des free-lances.
  • Celle autour du E-commerce : je vendais des produits sur mes différents sites web via de la publicité en ligne.

Maintenant que j’ai replacé le contexte, prenons du recul sur les différences entre l’auto-entreprise et la start-up (ou plus généralement l’entreprise classique).

Les différences

1️⃣ La communication

Je ne suis pas de nature organisée. Pour autant, ce n’était pas un problème quand j’étais auto-entrepreneur car j’étais seul à bord. Mais en entreprise, un problème d’organisation peut toucher le reste de l’équipe et ça peut vite devenir problématique. Je dois donc m’adapter et communiquer avec plusieurs parties prenantes afin d’organiser mes tâches. Je suis d’ailleurs aidé par Océane, ma manager, qui me fait un planning et un point hebdomadaire à propos des différentes missions à venir.

Pour m’améliorer sur cette partie, je pense que le maître mot est l’empathie. Cette capacité à se mettre à la place de l’autre. C’est un soft skill qui me paraît être un point crucial à tous les niveaux d’une entreprise et que je dois donc continuer de développer.

2️⃣ La mise en place d’objectifs

Les fameux OKR (Objectives and Key Results). Mis en place par Google puis démocratisés dans le milieu des start-up, je les ai découverts cette année.

Je ne les utilisais pas et c’est une erreur. Quand on est seul dans son entité on a tendance à se dire qu’ils sont moins pertinents qu’en entreprise… mais c’est faux. En tant qu’auto-entrepreneur, je pense qu’il est important de pouvoir juger de manière objective l’avancée de son activité. Et les OKR peuvent jouer le rôle de piliers auxquels s’accrocher lorsqu’on décide de développer sa boîte.

3️⃣ L’entité

L’auto-entrepreneur ne fait qu’un avec son auto-entreprise. C’est-à-dire que sur le plan de l’identité juridique, ils ne sont qu’un. Tandis que pour le reste des entreprises, elles ont des identités juridiques qui leur sont propres et différentes des gens qui y travaillent.

Où est-ce que je veux en venir ?

Eh bien cet aspect juridique révèle en fait selon moi le défi de l’équilibre vie pro / vie perso. Cet équilibre peut être compliqué à trouver en tant qu’auto-entrepreneur, car la limite est inexistante entre nous et notre entreprise. Ainsi, on ne quitte jamais vraiment le bureau.

Pourquoi avoir arrêté mon activité ?

Pour parler chiffres, j’ai généré un Chiffre d’Affaires (CA) de 15K€ (activité de consulting/E-commerce). J’en suis fier car je n’avais que 19 ans et internet était ma seule base d’informations.

Cependant les résultats étais bien différents de mes attentes et je ne me voyais pas continuer une année supplémentaire. Je pense qu’à cette étape j’avais besoin de repères que je ne pouvais trouver que dans le monde professionnel. J’avais besoin d’apprendre des autres et de gagner en compétences commerciales et organisationnelles.

J’ai aussi conclu que tout ne se passe pas comme prévu dans la vie et qu’il était intéressant d’avoir un diplôme en soutien. C’est pour ces raisons que j’ai décidé de reprendre mes études. Je ressors de cette expérience sans regret et je n’en tire que du positif !

Mon travail chez MerciYanis me permet de m’immerger au sein d’une organisation dynamique. J’apprends à utiliser des outils utiles, je développe mes compétences commerciales et j’observe les différents types de fonctionnements internes. Je suis particulièrement heureux d’avoir fait le choix de la filière alternance. Même si la quantité de travail est plus importante que dans d’autres cursus, le jeu en vaut la chandelle. Enfin, l’aventure MerciYanis continue car il me reste toujours des choses à découvrir !

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